DANIEL GAGNÉ | CHANTEUR

Il est né en 1949, le soir de l'Halloween, déguisé en Daniel Gagné. Parmi les présents laissés dans son berceau par les fées, une plume, un pinceau et un médiator (traduction : « pick » de guitare).

Daniel n'est pas un artiste multidisciplinaire. C'est un créateur multiple et discipliné. Peintre, poète, chanteur, sculpteur, écrivain, photographe, il invente et met en scène sa vie avec assurance et acharnement, comme s'il craignait d'être pénalisé pour le moindre retard sur l'échéancier du bonheur. Le doute et le malheur n'y sont que figurants occasionnels car, comme tout bon peintre, il a tà´t fait de réaliser l'importance de savoir d'o๠vient la lumière.

Et de savoir d'o๠l'on vient. Daniel met aussi son art au service de la mémoire. Mémoire picturale des paysages de son Abitibi natale, mémoire sonore et musicale des états d'à¢me et de l'esprit du temps. Mémoire scripturale aussi, comme indignation et refus de la fatalité, de la mort lente du père, du pays, de la forêt, de la solidarité humaine.

Après deux infarctus, il refuse toujours de quitter l'urgence et met un soin intensif à  extraire de sa vie tout ce qu'elle recèle encore de sons, de couleurs et de mots. Un vivant impénitent qui disait préférer mourir debout plutà´t qu'assis, parce que ça fait moins de plis. L'artiste cardiaque, lui, va droit à  l'essentiel : il veut mourir en vie.

Pas facile d'esquisser le portrait d'un artiste sur la Grande Toile. Je vous invite donc à  naviguer sur l'Obaska pour découvrir mon ami Daniel. Mais attention, il est contagieux cet « amoureux invétéré, ce vétéran de l'amitié ».

Doris St-Pierre

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